• Marie

Équilibrer...

Difficile parfois de trouver le bon chemin de travail puisque j’ai le sentiment de l’inventer sans cesse.

Je tâtonne, j’essaie, je mets de côté ou j’insiste.

J’observe les graines plantées qui réussissent mieux à pousser que d’autres…


Je souhaite pouvoir poursuivre tout ce « à côté » qui ne me rémunère absolument pas mais me parait indispensable : sensibiliser, informer transmettre autour de la prématurité, de l’allaitement et de la périnatalité plus largement.

J’ai encore tellement de choses de prévue dans mon esprit pour y parvenir.

J’ai plein de thèmes à vous faire partager, beaucoup de vidéos de prévues pour vous présenter des associations qui me tiennent à cœur, de nouvelles chansons, des sujets techniques, l’allaitement, la périnatalité et tout ce qui gravite autour.

J’ai une liste qui déborde de sujets variés concernant la prématurité et la réa-néonat, des envies d’écriture pour sensibiliser au vécu des parents, des machines à présenter pour les rendre moins impressionnantes, des pathologies à expliquer pour vous permettre de comprendre ce qu’il se passe vraiment.


Je voudrai pouvoir vous accompagner au plus près, vous soutenir vous parents, transmettre et échanger avec vous soignants…


Mais l’objectif semble un peu haut lorsque les journées ne font que 24h et qu’il reste essentiel pour moi de pouvoir consacrer du temps à ma propre famille, à mes enfants encore petits.


Mon métier est aussi une passion et je me régale à l’exercer et à le transmettre.

Je donne énormément de ma personne pour lui mais il reste cependant un métier avec une nécessité de revenus pour pouvoir maintenir une économie familiale adaptée.

J’ai fait le choix de totalement quitter l’hôpital pour donner plus de chances à mon projet de consultation d'infirmière puéricultrice libérale mais la route est longue, surtout quand elle croise celle du Covid et la société semble encore penser que les infirmières se rétribuent essentiellement avec la satisfaction du don de soi…


Rappelons qu'une infirmière en dispo, c’est une infirmière sans aucun revenu ou aide pour lancer une nouvelle activité.

Il faut donc prendre son courage à deux mains pour aller se faire connaître, défendre son travail, l’expliquer et pouvoir concrètement accompagner des parents et être rémunérée.

Je vous avoue que je n’ai pas été formée dans mes études pour me vendre, ni pour faire du marketing et créer une patientèle.

On m’a surtout appris à être toujours disponible tout le temps et pour tous sans réfléchir…


Alors, je continue à me forcer pour sortir sans cesse de ma zone de confort, essayer de me dépasser pour réussir à atteindre cette façon d’exercer qui me ressemble.


Et je réajuste mes objectifs pour trouver l’équilibre nécessaire qui me permettra de vivre de mon activité, même si pour un temps, cela doit mettre un peu de côté la sensibilisation bénévole qui me tient tant à cœur….



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