• Marie

Pour une meilleure (re)connaissance des puéricultrices

Les IPDE, Infirmières Puéricultrices Diplômées d'État (et leurs collègues masculins bien évidemment) ne sont pas assez (re)connu.e.s dans leur expertise de la prise en soin de l'enfant (de la naissance au l'adolescence) et l'accompagnement de ses parents.


- Notre spécialisation est souvent omise lors de l'énumération des infirmières contrairement aux infirmières anesthésistes ou infirmières de bloc.

- Nos actes ne sont pas "codés".

- Notre expertise est recommandée mais jamais imposée par décret.

- La population nous confond avec les auxiliaires de puériculture (qui sont par ailleurs de formidables partenaires de soin).

- Les pouvoirs publics ne nous associent pas aux 1ers jours de l'enfant (aucune puéricultrice dans la commission de réflexion menée par Boris Cyrulnik sur les 1000 premiers jours de l'enfant).

- Les normes obligatoires avec personnel spécialisé pour diriger les établissements de structures d'accueil fondent comme neige au soleil et n'imposent plus de puéricultrices à partir d'un certain nombre de berceaux.


Alors, on râle, on grogne, on s'énerve depuis des années sans que rien ne change...


Et puis finalement, on s'est dit qu'il fallait peut-être un peu se remettre en question de notre côté aussi pour faire avancer les choses...


On ne nous connait pas ?

A nous de nous présenter !

On ne pense pas aux IPDE lorsqu'on évoque l'enfance ?

A nous de montrer notre expertise spécifique !

On ne parle pas suffisamment de nous ?

Nous allons nous exprimer !


Première étape, une pétition pour poser clairement notre problématique.

Vous la trouverez ici.


Nous y réclamons :

  • La reconnaissance de notre expertise en matière de prise en soin de l’enfant et de sa famille, d’accompagnement et de soutien à la parentalité ;


  • La possibilité de réaliser dans un cadre statutaire des consultations de puéricultrice/puériculteur, ainsi que de l’accompagnement parental, quel que soit le secteur d’exercice (hospitalier, territorial, privé, libéral) ;


  • La concrétisation de la réingénierie de la formation de spécialisation en puériculture, portant celle-ci à deux ans, afin d’obtenir l’équivalence Master 2 ;


  • L’augmentation du ratio infirmière puéricultrice / infirmière dans les services de soins pédiatriques, de protection maternelle et infantile, ainsi que dans tous les secteurs d’activité autour du développement et de la santé de l’enfant. Cela pourrait passer par davantage de promotion professionnelle, et, dans tous les cas, par l’ouverture de places supplémentaires dans les instituts de formation ;


  • L’éclaircissement et la mise en application de nos champs de compétences, en regard de celles de nos collègues œuvrant pour la santé de l’enfant.


Ensuite, on met en commun nos actions grâce à la création de différents groupes sur les réseaux (Facebook, LinkedIn, Instagram) pour nous coordonner, proposer des actions, agir selon le même axe.

On interpelle ainsi directement par courrier, nos députés, nos sénateurs.

Un mouvement s'organise pour aller frapper aux portes des ministères, en commençant par la petite porte mais avec l'espoir de relayer notre message vers des oreilles attentives et intéressées.


L'ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices.teurs Diplômé.es et des Etudiant.e.s) soutient cette levée de bouclier, elle qui œuvre pour cette reconnaissance depuis tant d'années.


Reconnaître l'expertise des infirmières puéricultrices est primordial.

La prise en soin des enfants, l'accompagnement des parents, un vrai métier spécialisé !

#jesuisinfirmierepuericultrice


📝 Signez, relayez !

Merci !


Et si vous avez un petit doute sur l'étendu du champ de compétence des infirmières puéricultrices, allez faire un tour ici...



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