• Marie

Parlons études...

Mis à jour : juin 16

Suite à ma vidéo qui présentait le métier d’infirmière puéricultrice, j’ai reçu des demandes d’information pour savoir comment s’orienter au mieux dès la fin de la 3ème.

J’en profite donc pour refaire un petit point sur la formation infirmière, puis celle de spécialisation en puériculture...


Comment choisir sa filière en fin de 3ème ?


L’admission dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) a été modifié en 2019 avec la mise en place de Parcoursup.


Auparavant, les admissions s’effectuaient sur concours, chaque IFSI ayant ses propres épreuves. Depuis 2019, les concours ont été annulés et remplacés par une sélection via le dispositif Parcoursup. Les élèves choisissent le vœu « Formation en soins infirmiers » et classent différents établissements en sous-vœux. L’entrée reste tout de même sélective et chaque admission se fait sur dossier.


Concrètement, avant 2019, les filières technologiques avaient à peu près le même pourcentage de chance que les filières générales d’être retenues (par rapport à ce qui était demandé lors des concours).

Ce ratio a évolué depuis la mise en place de Parcoursup et la sélection sur dossier.

Les dossiers des étudiants les plus facilement retenus pour intégrer la formation sont très majoritairement ceux qui ont choisi une filière générale.


Donc pour résumer :


· Si vous avez la possibilité de suivre une filière générale, n’hésitez pas, l’admission en sera facilitée.


· Si vous préférez suivre une filière technologique, choisissez un bac ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social) ou STL (Sciences et Technologies de Laboratoire). Les 2 mènent parfaitement aux instituts de formation en soins infirmiers si vous avez un bon niveau. Mais avec Parcoursup, vous n’êtes pas dans la majorité retenue.


· Les bacs professionnels (ASSP : Accompagnement Soins et Services à la Personne) ne permettent quasiment pas d’être admis. Ils mènent plutôt à des filières de formations pour les Aides Soignantes (AS) qui effectuent les soins d’hygiène et d’accompagnement ou à celles pour les Agents des Services Hospitalier (ASH) qui assurent l’entretien.

Cependant, vous pouvez tout à fait poursuivre vers une formation d’infirmière une fois votre formation d’Aide Soignante validée.

La formation au Diplôme d’Etat Infirmier (DEI) :


La formation en soins infirmiers a intégré le cadre Licence-Master-Doctorat (suite à la réforme LMD en 2009) et confère un grade licence au diplôme d’infirmier. Cela permet de poursuivre ensuite un parcours de master et de doctorat.


La formation se déroule sur 3 années (6 semestres de 20 semaines chacun, soit 4200 heures au total) qui alternent :

· Une formation théorique (2100 heures) : cours magistraux (750 heures), travaux dirigés obligatoires (1050 heures) et travail personnel guidé (300 heures)

· Une formation clinique (2100 heures)

· Le travail personnel est évalué à 900h environ (soit 300 par an)

La formation est articulée autour de 10 compétences :

· 5 compétences qui constituent le cœur du métier

- Évaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers

- Concevoir et conduire un projet de soins infirmiers

- Accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens

- Mettre en œuvre des actions à visée diagnostique et thérapeutique

- Initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs

· 5 compétences qui sont transverses

- Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins

- Analyser la qualité des soins et améliorer sa pratique professionnelle

- Rechercher et traiter des données professionnelles et scientifiques

- Organiser et coordonner des interventions soignantes

- Informer et former des professionnels et des personnes en formation

Les unités d’enseignements sont au nombre de 59 (+ 2 transverses : méthode de travail et anglais).

Elles couvrent 6 champs :

- Sciences humaines, sociales et droit

- Sciences biologiques et médicales

- Sciences et techniques infirmières, fondements et méthodes

- Sciences et techniques infirmières, interventions

- Intégration des savoirs et posture professionnelle infirmière (permet de mobiliser les savoirs et les savoir-faire en situation)

- Méthodes de travail


L’évaluation des connaissances et des compétences est réalisée soit par un contrôle continu et régulier, soit par un examen terminal, soit par ces deux modes de contrôles combinés.

Les enseignements semestriels donnent lieu à deux sessions d’examen. La deuxième session concerne les rattrapages des deux semestres précédents.


Les stages s’alternent avec les périodes d’enseignement en IFSI. Ils durent 60 semaines soit 2100 heures tout au long des 3 années. Il y a 6 stages, soit un par semestre :

  • 1 stage de cinq semaines (1er semestre)

  • 4 stages de dix semaines (semestres 2, 3, 4 et 5)

  • 1 stage de quinze semaines, scindé en deux (sixième semestre)


Dans le cadre du système de crédits européens (European Credits Transfer System : ECTS), chaque unité d’enseignement (UE) correspond à un nombre défini de crédits, un semestre correspond à 30 crédits et une année de formation à 60 crédits.

Les unités d’enseignement et les crédits correspondants sont capitalisables. L’ensemble de ces évaluations permet également de mesurer l’acquisition des dix compétences, de façon progressive au cours de la formation.

A la fin de chaque semestre, l’ensemble des résultats des évaluations (notes des UE et évaluations qualitatives des stages) est présenté à la CAC Commission d’Attribution des Crédits de formation qui se prononce sur l’attribution des crédits européens et sur la poursuite du parcours de l’étudiant.


Pour obtenir le diplôme d'Etat, il est nécessaire que les dix compétences aient été acquises. L'étudiant doit également présenter son Travail de fin d'étude (TFE), travail de recherche sur une question qu'il aura choisi d'argumenter.

Le jury final se prononce sur la validation de chacune de ces compétences à partir des éléments à sa disposition.

Formation au diplôme d’état d’infirmière puéricultrice

Il s’effectue dans des écoles spécialisées agréées par le ministère de la Santé.

En tant que spécialisation infirmière, l’admission à la formation puéricultrice exige avant tout d’être en possession du diplôme d’Etat d’infirmière ou de celui de sage-femme.

La deuxième condition est de réussir le concours d’entrée, comportant une épreuve écrite d'admissibilité de 50 questions (dont 40 QCM et 10 questions ouvertes) et des tests psychotechniques ainsi qu'une épreuve orale d'admission (étude de cas professionnel) suivie d'un entretien avec le jury.


La formation comporte 1500 heures réparties en :

  • 650 heures d’enseignement théorique et pratique

  • 710 heures d’enseignement clinique

  • 140 heures de travaux dirigés et d’évaluation


Le programme de la formation est réparti comme suit.

  • L’enfant, de la vie intra-utérine à l’âge de 15 ans (150 h)

  • La maladie, à partir des connaissances acquises en école d’infirmières, la prévention médicale, médico-sociale et socio-éducative (150 h)

  • L’environnement familial et social (150 h)

  • Exercice professionnel, réglementation, formation à la gestion (90 h)

  • Stages dans les services accueillant des enfants : médecine ou chirurgie pédiatrique, maternité, structures d’accueil de jeunes enfants, PMI, néonatalogie (710h)

  • Temps pédagogiques de réflexion et d’exploitation des stages (100 h)

  • Travail personnel (150 h)


Les évaluations portent sur 10 capacités.

  1. Capacité à communiquer

  2. Capacité à résoudre un problème

  3. Capacité à travailler en groupe

  4. Capacité à animer

  5. Capacité pédagogique

  6. Capacité à se situer professionnellement et à participer à la gestion et à l’organisation d’un service

  7. Capacité à résoudre un problème de soin infirmier auprès d’un enfant ou d’un groupe d’enfants

  8. Capacité à se former sur un terrain professionnel

  9. Capacité à se situer dans le service

  10. Capacité à perfectionner ses attitudes professionnelles.


Les contrôles de connaissances s’effectuent au moyen de trois épreuves écrites et anonymes, d’une durée de 3 heures chacune, tout au long de la scolarité.


S’y ajoutent

dans trois domaines portant sur les capacités 1 à 7.

  • Résolution d’un problème de soin sur le terrain, dans le secteur hospitalier ou extra hospitalier (durée 3h) au cours du dernier trimestre de formation ; secteur attribué par tirage au sort

  • Action d’information en matière d’éducation pour la santé (durée 1h) au cours du second semestre

  • Élaboration écrite d’un projet professionnel argumenté à l’oral (durée 1h) au cours du dernier trimestre

Chacune de ces épreuves est notée sur 30 points par deux professionnels dont au moins une puéricultrice. Les capacités 7 à 10, quant à elles, sont évaluées lors des stages, chacune d’entre elles étant notée sur 10 points par le responsable du lieu de stage.


L’obtention du DE puéricultrice est subordonnée aux notes suivantes :

  • Contrôle des connaissances : note moyenne globale étale ou supérieure à 15 points sur 30

  • Épreuves de synthèse : note égale ou supérieure à 15 points sur 30 pour chaque épreuve

  • Stages : note moyenne égale ou supérieure à 5 points sur 10 pour chaque capacité.

Le diplôme est actuellement reconnu à bac + 4. Des discussions sont engagées pour le monter au niveau master (bac+5).

Sources :

Article daté du 10.05.19 www.infirmiers.com

Article daté de 05.19 www.cidj.com

Document personnel : Projet de formation puéricultrice 2018




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